VAN AN PHAI France - Kung Fu vietnamien

Ecole d'art martial vietnamien : cours de Kung Fu, Khí Công et self-defense

Khí Công (Qi Gong) : travail respiratoire et énergétique

Khí Công (Qi Gong), « travail de l’énergie » ou « travail du souffle »

khi congLe Khí Công (Qi Gong ou Chi Kung en chinois) se compose d’exercices pour développer et dynamiser le Khí (Qi en chinois), qui dans la culture chinoise et vietnamienne désigne non seulement le souffle vital, mais aussi l’énergie qui circule dans le corps en suivant les méridiens utilisés en acupuncture. Les différents exercices ont en commun d’associer :

  • la respiration, maîtrisée et profonde
  • un travail corporel (posture immobile ou mouvement exécuté avec lenteur, en décontraction ou en contraction)
  • l’intention et la concentration sur les différents méridiens du corps.


Pour Maître Kim, le Khí Công est un support de l’esprit du pratiquant, et il estime que l’Art Martial ne peut être complet sans le Khí Công : « Dans les arts martiaux traditionnels du Viêt Nam, le Khí Công est l’essence des arts martiaux, la source de la puissance, et non seulement le Khí Công maintient la bonne santé des pratiquants, mais il contribue également à prévenir de nombreuses maladies ».

 

Khí Công et santé

kim_tcq_3Le Khí est un élément fondamental dans la médecine traditionnelle chinoise et vietnamienne, dont il est l’un des cinq piliers avec la diététique, l’acupuncture, la pharmacopée et le massage.

Axée sur la relaxation et la méditation, sous forme de mouvements doux ou de postures statiques, la pratique régulière du Khí Công procure du bien-être, en exerçant une influence bénéfique sur :

  • la santé physique :
  • développement des capacités respiratoires
  • entretien de la souplesse et de la tonicité musculaire
  • renforcement du corps et du système immunitaire
  • régulation de certains dysfonctionnements
  • la santé émotionnelle :
  • détente, soulagement du stress, épanouissement
  • développement de la concentration et de la perception

Ainsi, le Khí Công se compose d’exercices respiratoires très variés, que l’on peut travailler pour l’entretien d’une bonne santé, l’amélioration de la concentration ou la méditation, et ce indépendamment ou en complément d’une pratique martiale.


Khí Công et arts martiaux

kim_tcq_4Les arts martiaux asiatiques accordent une grande importance au Khí dans leur pratique. Cette énergie accompagne les pratiquants dans les exercices les plus dynamiques (combat, formes codifiées rapides et toniques…) comme dans des exercices plus calmes (formes codifiées relativement lentes et souples, exercices de renforcement…).

Globalement, en support aux arts martiaux, la pratique du Khí Công favorise l’endurance, la puissance de frappe et la résistance du corps. La pratique du Khí Công peut ainsi accompagner les pratiquants jusqu’à un âge avancé, en leur permettant de développer des qualités martiales qui ne dépendent plus des seules qualités physiques.

La pratique du Khí Công constitue une bonne base pour la pratique du Thái Cực Quyền (Tai Ji Quan ou Tai Chi Chuan en chinois, “Boxe du Faîte Suprême”), qui est très prisé au Viêt Nam comme en Chine en tant qu’art martial et aussi comme gymnastique de santé. Dans l’Ecole Vạn An Phái, le Thái Cực Quyền est considéré comme la forme supérieure de la pratique. D’autres enchaînements propres à Vạn An Phái, tels que le Bát Quái Quyền ou le Hình Khí Quyền, sont aussi plus particulièrement axés sur la circulation du Khí.



Parmi les différentes formes de Khí Công de l’Ecole Van An Phái, que ce soit pour la santé ou les arts martiaux, on retrouve de très anciens exercices, aussi bien connus au Viêt Nam qu’en Chine. En voici quelques-uns :

  • la respiration assise : propice à la méditation, elle est utilisée dans les traditions bouddhistes et taoïstes pour favoriser la circulation énergétique
  • les Huit Pièces de Brocart : série de mouvements qui constituent une gymnastique énergétique pouvant être utilisée comme un échauffement
  • le Jeu des Cinq Animaux : série de mouvements pour la santé et de renforcement issus d’exercices créés il y a presque 2000 ans
  • la Transformation des Tendons : exercices de renforcement dont la création est attribuée à Bodhidharma
  • la Paume de Fer : renforcement des mains

A la différence de ce que l’on pourrait croire, les premiers résultats perceptibles du Khí Công se font sentir assez rapidement (en quelques mois pour certaines formes), et non au bout de longues années. Cependant, il faut garder à l’esprit que ces premières sensations ne sont que le début d’un long apprentissage…

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